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Plan d’action métropolitain
de mise en valeur du territoire et des activités agricoles | PAMAA

Page traitant du Plan d’action métropolitain de mise en valeur du territoire et des activités agricoles | PAMAA

En matière d’agriculture, le principal objectif du PMAD consiste en l’augmentation de 6 % des terres cultivées à l’échelle métropolitaine d’ici 2031. Cette croissance des terres en culture pourrait notamment être atteinte par une remise en culture des terres en friche. L’augmentation des superficies cultivées devra toutefois tenir compte des préoccupations relatives au développement durable et, en particulier, de l’objectif de protéger les bois et les corridors forestiers métropolitains.

 

Le PMAA

La Communauté a conclu, en 2012, un protocole d’entente avec le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire (MAMROT) afin d’appuyer les MRC et les agglomérations qui souhaiteraient élaborer des plans de développement de la zone agricole (PDZA). Cette entente permet de recevoir une aide financière de 25 000 $.

Lors des rencontres tenues avec les MRC, les agglomérations et les autres partenaires engagés dans l’élaboration de ces outils régionaux de développement et de mise en valeur de la zone agricole, il est rapidement ressorti des discussions qu’un certain nombre de problématiques pourraient être plus efficacement traitées à l’échelle métropolitaine. L’idée d’élaborer un plan d’action métropolitain de mise en valeur du territoire et des activités agricoles, en soutien à la mise en œuvre des actions identifiées dans les PDZA régionaux, a été évoquée.

0
%
du territoire composé
de sols de grande qualité
0
ha
des terres en friche
sur le territoire
0
%
du PIB agricole
de la province
73
%
du territoire composée de sols de grande qualité
6300
ha
des terres en friche
12
%
du PIB agricole de la province

Le plan se divise en cinq parties :

Portrait statistique

Voici quelques chiffres tirés du plan d’action :

  • Une zone agricole couvrant, en 2014, une superficie de 220 379 ha, soit 58% du territoire terrestre métropolitain;
  • Une proportion de 73% du territoire agricole est composée de sols de grande qualité;
  • Une diminution de 541 ha de la superficie de la zone agricole de 1992 à 2014;
  • Des terres en friche représentant plus de 6300 ha, soit 3% du territoire agricole;
  • Des terres morcelées et vacantes sur le territoire de la Communauté, représentant plus de 3500 ha;
  • Une hausse de la valeur moyenne des terres agricoles beaucoup plus marquée qu’ailleurs au Québec entre 1996 et 2011 (passant de 4 249 $/ha à 13 125 $/ha);
  • Des usages non agricoles représentant, en 2012, près de 64 000 ha en zone agricole;
  • Une proportion de 64% du couvert boisé métropolitain est située en zone agricole, dont 65% est possédé par des non-agriculteurs;
  • Une zone agricole produisant près de 12% du PIB agricole de la province;
  • Une proportion de 71% de la superficie cultivée de la Communauté est consacrée aux céréales et protéagineux;
  • Une proportion de 84% des superficies exploitées qui étaient en culture en 2010 (61% ailleurs au Québec);
  • Des activités de transformation alimentaire qui représentent plus des deux tiers de l’ensemble du Québec;
  • Une hausse de la proportion des terres louées, avec près de 50% en 2010 (31% ailleurs au Québec);
  • Un revenu moyen des exploitations agricoles de 8% inférieur à celui des exploitations situées en dehors de la Communauté;

Forces et faiblesses du territoire et des activités agricoles

Forces

  • Un territoire composé de différents types de sols présentant un potentiel agronomique intéressant de même que des conditions climatiques avantageuses par rapport à l’ensemble du Québec;
  • Un territoire agricole spécialisé dans les secteurs de la production végétale (fruits, légumes, cultures abritées, horticulture ornementale et grandes cultures);
  • Un territoire cultivé, occupé et entretenu par des activités agricoles et forestières, composantes clés de la trame verte et bleue;
  • Une hausse des superficies des terres en culture déclarées par les agriculteurs entre 2004 et 2010 (2%);
  • Une richesse paysagère distinctive, reconnue et recherchée par la population pour les aménités qu’elle procure;
  • Un bassin important de consommateurs, de transformateurs et de distributeurs;
  • Une bonne diversification des activités agricoles;
    Une industrie bioalimentaire qui occupe une place importante dans la dynamique économique de la région métropolitaine
  • Une concentration élevée des activités de transformation alimentaire de l’ensemble du Québec est localisée à l’intérieur du territoire (66%);
  • Une bonne présence des activités complémentaires à l’agriculture comparativement au reste du Québec;
  • Une région offrant aux entrepreneurs agricoles de nombreux services connexes à l’agriculture et à l’agroalimentaire.

Faiblesses

  • Une présence importante de bassins versants dégradés (qualité de la ressource eau);
  • Un entretien déficient des cours d’eau en milieu agricole;
  • Une accessibilité difficile des terres agricoles (prix des terres agricoles élevé, sous-utilisation et morcellement de certains secteurs fonciers, spéculation);
  • Un recul du nombre d’exploitations agricoles entre 2004 et 2010 (8%) qui soulève des enjeux pour la relève;
  • Une importante proportion des terres agricoles en location (50%), qui soulève des enjeux pour les investissements visant l’augmentation de la productivité des sols;
  • Un manque de reconnaissance de l’agriculture, de la foresterie et de l’agroforesterie;
  • Une perte de diversité des productions végétales causée par le recul (-25%) des superficies consacrées à la production de légumes en champs et l’augmentation des superficies cultivées en céréales et protéagineux (+15%) de 2004 à 2010;
  • Une grande proportion d’exploitations agricoles avec des revenus annuels inférieurs à 50 000 $ (38%);
  • Un faible taux de relève agricole (30% des exploitations agricoles de la Communauté prévoyant vendre prochainement n’avaient pas de relève identifiée);
  • Un recul de la production laitière (33% des exploitations de 2004 à 2010).

Contraintes et opportunités

Contraintes

  • Des pressions importantes vers le développement urbain et des problèmes de cohabitation entre les milieux agricole et urbain causés par l’implantation d’usages non agricoles;
  • Des contraintes réglementaires limitant la mise en production de nouvelles superficies pour certaines cultures (article 50.3 du REA sur près de 70% du territoire de la Communauté, PMAD);
  • Une accessibilité difficile aux terres agricoles (prix des terres élevé, friches, morcellement foncier, spéculation);
  • Une importante proportion des terres agricoles en location (50%), qui soulève des enjeux pour les investissements visant l’augmentation de la productivité des sols;
  • Un accès aux réseaux de distribution et de mise en marché difficile pour les exploitations agricoles;
  • L’absence d’un organisme disposant d’une expertise et de budgets pour favoriser la mise en valeur de la forêt privée sur le territoire de deux des cinq secteurs géographiques de la Communauté (Laval et agglomération de Montréal).

Opportunités

  • Un potentiel de mise en valeur des terres en friche, soit plus de 6 300 hectares;
  • Une diversification des productions agricoles et opportunités d’innovation sur les exploitations agricoles;
  • Des outils de gestion du foncier pouvant favoriser une meilleure accessibilité aux terres agricoles (utilisation des friches à des fins agricoles, remembrement des terres agricoles morcelées, etc.);
  • Un territoire favorable pour développer des projets d’activités complémentaires à la production agricole (transformation à la ferme, agrotourisme, autocueillette, marchés publics, kiosques à la ferme, etc.);
  • Une population de plus en plus sensibilisée à l’achat local;
  • Une mise en valeur de la ressource forestière (foresterie, agroforesterie, PFNL, etc.);
  • Une politique gouvernementale d’achat institutionnel qui favorisera le maillage des entreprises du secteur bioalimentaire.

4 enjeux retenus

  • l’occupation optimale de la zone agricole par des activités agricoles;
  • l’articulation entre le développement durable de la zone agricole et la mise en valeur des bois et des corridors forestiers métropolitains;
  • la rentabilité des entreprises du secteur bioalimentaire et leur diversification;
  • la reconnaissance de la multifonctionnalité de l’agriculture périurbaine.

Énoncé de vision du plan d’action

Une Communauté qui se démarque des autres grandes métropoles nord-américaines par un modèle d’agriculture durable, innovant, diversifié et de qualité, porteur d’une grande fierté et d’une identité territoriale forte, soutenu par des exercices de planification complémentaires mettant l’individu, (producteur ou consommateur) et la collectivité au centre des préoccupations relatives à la protection du territoire agricole et à la mise en valeur des activités agricoles et forestières, urbaines ou périurbaines.

4 actions privilégiées

  • la mise en place d’une banque métropolitaine de terres agricoles et la recherche de solutions en vue d’optimiser l’occupation de la zone agricole;
  • le développement de partenariats visant la diversification des productions et la mise en œuvre de projets innovants;
  • le transfert de connaissances relatif aux stratégies régionales de mise en marché;
  • la veille relative aux projets de développement et de mise en valeur des activités agricoles.
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Bilan des PDZA
(PDF – 3,7 Mo)
Bilan des plans de développement de la zone agricole (PDZA) - 2016
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Plan d’action 2016-2020
(PDF – 7 Mo)
Plan d’action métropolitain de mise en valeur des activités agricoles | PAMAA
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