La CMM rend public un état de la situation de la gestion des matières résiduelles sur son territoire

(Montréal, le 28 janvier 2003) – La Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) a rendu public aujourd’hui un sommaire de l’état de la situation de la gestion des matières résiduelles sur son territoire.

Ce sommaire constitue la première étape de l’élaboration du plan de gestion des matières résiduelles, qui devrait être terminé d’ici la fin de l’année. Ce plan s’inscrit dans le cadre de la Politique québécoise sur la gestion des matières résiduelles 1998-2008, qui vise la mise en valeur de 60% des matières potentiellement valorisables du secteur municipal.

Fruit d’une vaste collecte de données menée en 2002 auprès des municipalités et des arrondissements du territoire de la CMM, le sommaire recense notamment les coûts directs de la gestion, la réglementation en vigueur, les quantités récupérées ou enfouies, les contrats de collecte sélective, les organismes et les entreprises y oeuvrant et le taux de récupération par matière.

Certains points se dégagent du rapport :

  • Des 5,6 millions de tonnes produites sur le territoire de la Communauté métropolitaine de Montréal, 1,7 million de tonnes sont gérées par les municipalités;
  • Le taux moyen de mise en valeur des matières gérées par les municipalités de la CMM est de 14,5%, alors que l’objectif fixé par la Politique québécoise sur la gestion des matières résiduelles est de 60%;
  • Le coût total de la gestion des matières résiduelles est de 127 M$ par année, dont 27 M$ dédiés à la gestion des matières recyclables;
  • Les échéances des contrats municipaux de collecte des matières résiduelles s’échelonnent de 2003 à 2011.

« Ces chiffres révèlent l’ampleur du travail qu’il nous reste à accomplir. Bien que la tâche s’avère ardue, la CMM entend consacrer les efforts nécessaires, dans la mesure de ses moyens, pour atteindre les objectifs fixés par la Politique québécoise sur la gestion des matières résiduelles » a expliqué le président de la Commission de l’environnement de la CMM, Me André Boileau. « Nous savons que nous devrons accorder à la collecte des matières putrescibles une attention particulière, et pour y arriver, les municipalités auront grand besoin d’appuis » a-t-il ajouté.

La CMM rappelle qu’elle entend élaborer son plan de gestion des matières résiduelles dans le plus grand respect de l’environnement et des intervenants désireux d’y participer. Dans cet esprit, la CMM mettra en œuvre une série d’activités publiques, afin que tous les intervenants - municipalités, citoyens et groupes concernés - puissent faire entendre leurs points de vue. À cet effet, un processus de consultations publiques sera déployé, par la création d’une Commission de consultations indépendante qui siégera sur l’ensemble du territoire.

La Communauté métropolitaine de Montréal, créée en 2001, est un organisme de planification, de coordination et de financement en matière d’environnement, de transport en commun, d’aménagement du territoire, de développement économique, de logement social, de réseau artériel métropolitain, de gestion des matières résiduelles et d’assainissement des eaux usées. La CMM finance également en partie les équipements du Cosmodôme (Camp spatial Canada), du Biodôme, du Jardin botanique/Insectarium et du Planétarium. L’organisme comprend 63 municipalités, qui regroupent 3,4 millions de personnes.

Le sommaire de l’état de la gestion des matières résiduelles et la fiche technique des faits saillants peuvent être consultés.

Prendre note que la Commission de l’environnement de la Communauté métropolitaine de Montréal siégera le 29 janvier 2003 et qu’elle présentera alors le sommaire de l’état de la situation de la gestion des matières résiduelles. Cette séance publique aura lieu à 19h30 au salon international du Centre Mont-Royal, 2200 rue Mansfield, à Montréal. Une période de questions est prévue.

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Renseignements : Mylène Bernard
Conseillère en communication
Communauté métropolitaine de Montréal
(514) 350-2566