Logotype de la Communauté métropolitaine de Montréal

Orientation 1 du PMAD (Volet aménagement)

Le premier Plan métropolitain d’aménagement et de développement (PMAD) du Grand Montréal est entré en vigueur le 12 mars 2012.

Un Grand Montréal avec des milieux de vie durables

En matière d’aménagement, le PMAD [PDF 13,8 Mo] cherche à créer une région métropolitaine de Montréal avec des milieux de vie durables.

Cela implique une utilisation plus rationnelle de l’espace dédié au développement. Pour ce faire, le PMAD propose de développer des quartiers dont l’aménagement est axé sur le transport en commun (ou quartiers de type TOD pour « Transit-Oriented Development »).

L’objectif principal : orienter au moins 40 % de l’urbanisation projetée dans ces quartiers (60 % si l’ensemble des investissements demandés en matière de transport en commun se réalise).

Les choix d’urbanisation à l’extérieur des quartiers TOD seront également déterminants en ce qui a trait à l’utilisation plus rationnelle de l’espace à des fins urbaines. Pour ce faire, le PMAD y établit des seuils minimaux de densité et demande aux municipalités régionales de comté (MRC) et aux agglomérations d’y consolider le tissu urbain existant.

La mise en œuvre du PMAD doit également s’assurer de créer des milieux de vie inclusifs qui répondent aux besoins de tous les types de ménage en matière d’accessibilité au logement, d’emploi, de commerce, de services d’éducation et de santé, de loisirs et de culture.

Des aménagements innovants seront également encouragés de façon à contribuer au développement durable de la région.

De plus, le PMAD entend également favoriser une occupation optimale de la zone agricole en augmentant la superficie des terres en culture.

La région métropolitaine de Montréal se distingue des autres métropoles nord-américaines par la présence d'une zone agricole couvrant 58 % de son territoire, soit 220 520 hectares.

Le PMAD établit ainsi comme cible une croissance de 6 % de la superficie globale des terres en culture du Grand Montréal d’ici 2031, notamment par la réalisation, par les MRC et les agglomérations, d’outils régionaux de développement et de mise en valeur de la zone agricole

Les trois enjeux liés à l’urbanisation de la région, soit l’arrivée de plus de 320 000 nouveaux ménages et de plus de 150 000 nouveaux emplois et un contexte où l'espace et les ressources financières sont limités.

Orienter 40 % de la croissance des ménages aux points d’accès du transport en commun métropolitain structurant

Le Plan métropolitain d'aménagement et de développement propose d'orienter au moins 40 % des nouveaux ménages dans des quartiers de type TOD (Transit-Oriented Development) localisés aux points d'accès du réseau de transport en commun métropolitain structurant.

Le TOD est un secteur de développement de moyenne à haute densité, situé à distance de marche d'un point d'accès important du réseau de transport collectif, offrant des opportunités de logement, d'emploi et de commerce, conçu pour le piéton, mais n'excluant pas l'automobile. Le TOD peut être un nouveau projet ou le redéveloppement d'un secteur selon une conception facilitant l'usage des transports collectifs et actifs.

  • Il faut savoir qu'on observe, dans un TOD, une réduction du nombre d'automobiles qui va de 1 à 3 pour 10 véhicules.
  • Le PMAD pourrait ainsi réduire les émissions de GES d'environ 14 % en 2031 par rapport au statu quo.

Afin d’orienter au moins 40 % de la croissance des ménages dans les 155 TOD, le PMAD exige une densification de la fonction résidentielle et une planification détaillée visant à adapter l’aménagement selon les caractéristiques et les potentiels spécifiques au milieu.

Optimiser le développement urbain à l’extérieur des aires TOD

Même si l'objectif de localiser 40 % des nouveaux ménages dans les aires TOD est atteint d'ici 2031, près de 200 000 ménages se localiseront ailleurs sur le territoire de la Communauté.

Les choix d'urbanisation qui seront faits à l'égard des terrains vacants ou à redévelopper seront déterminants sur les besoins d'expansion du territoire dans la zone agricole. En particulier, les seuils minimaux de densité à l'extérieur des aires TOD, en relation avec le nombre de ménages qui seront localisés dans les aires TOD, sont une indication du rythme auquel l'espace sera utilisé au cours des vingt prochaines années.

L'établissement de seuils minimaux de densités constitue l'une des mesures contribuant à optimiser le développement urbain et à diversifier l'offre de logements sur le territoire métropolitain.

Favoriser une occupation optimale en augmentant la superficie des terres en culture

La région métropolitaine de Montréal se distingue des autres métropoles nord-américaines par la présence d'une zone agricole couvrant 58 % de son territoire, soit 220 520 hectares.

L'ensemble du secteur agroalimentaire métropolitain constitue un levier économique majeur du Grand Montréal. Plus des deux tiers des activités de transformation alimentaire de l'ensemble du Québec sont localisés à l'intérieur du Grand Montréal. À lui seul, le secteur agroalimentaire représente environ 11 % de l'emploi métropolitain total.

La zone agricole du Grand Montréal est présente dans chacun des cinq secteurs géographiques. Toutefois, 92 % de celle-ci se retrouve dans les deux couronnes de la région. Dans les couronnes Nord et Sud, respectivement 70 % et 74 % du territoire total sont situés en territoire agricole.

La Communauté entend favoriser la réalisation, par les MRC et les agglomérations, d'outils régionaux de développement et de mise en valeur de la zone agricole.

Identifier les installations d’intérêt métropolitain actuelles et localiser les installations d'intérêt métropolitain projetées

De façon générale, une « installation » est un bâtiment, un local, un aménagement ou un espace destiné à produire des biens ou des services qui permettent d'assurer à une population (résidents, travailleurs, entreprises) les services collectifs dont elle a besoin. Habituellement, l'installation forme sur le territoire un ensemble bien défini.

Les installations qui soutiennent l'activité économique et sociale, et plus spécifiquement qui offrent des services collectifs, interpellent la planification territoriale métropolitaine puisqu'elles ont un impact sur la structuration du territoire. Ces équipements peuvent être considérés comme structurants parce qu'ils offrent un service à l'ensemble du territoire métropolitain ou parce que leur rayonnement se mesure à l'échelle métropolitaine ou nationale.

Identifier les contraintes majeures qui concernent le territoire de plusieurs MRC

L'identification de toute partie du territoire qui, chevauchant plusieurs MRC, est soumise à des contraintes majeures pour des raisons de sécurité publique, de santé publique ou de bien-être général constitue une étape de grande importance à l'adoption d'une stratégie plus globale d'aménagement et de développement. Elle vise, d'une part, à assurer une sécurité publique dans l'aménagement du territoire et, d'autre part, à réduire la vulnérabilité aux événements météorologiques extrêmes (changements climatiques).

Un environnement sain et sécuritaire constitue une des conditions de base à la compétitivité et à l'attractivité de la région. Une meilleure planification de la gestion des risques et des sinistres d'envergure devrait donc permettre de contribuer à la santé et à la sécurité publique ainsi qu'au bien-être général de la population.

Les principales contraintes majeures chevauchant plusieurs MRC susceptibles d'engendrer des risques et sinistres dans la grande région de Montréal sont les suivantes:

  1. les inondations causées par la crue des Grands Lacs et de la rivière Outaouais;
  2. les glissements de terrain aux escarpements;
  3. les catastrophes d'ordre technologique (exemple : incendie de pneus à Saint-Amable en 1990);
  4. la qualité de l'air;
  5. les nuisances sonores;
  6. les incidents climatiques.

Le développement des connaissances relatives aux risques associés aux diverses problématiques de sécurité publique permet d'affirmer l'importance d'informer les citoyens de la localisation de ces risques et d'aménager le territoire en tenant compte de leurs attentes et besoins

Délimiter le territoire d’urbanisation selon un aménagement durable

Le périmètre métropolitain délimite l'espace à urbaniser d'ici 2031. Il est établi en tenant compte des prévisions de croissance démographique et économique à l'échelle de la Communauté de façon à optimiser l'utilisation des espaces disponibles au développement et au redéveloppement.

Ces espaces sont, a priori, suffisants pour accueillir la croissance prévue globalement à l'échelle de la région métropolitaine d'ici 2031.

Même si, globalement, l'offre de terrains est suffisante pour accueillir la croissance démographique et économique prévue d'ici 2031, certaines parties du territoire métropolitain pourraient connaître des situations particulières justifiant une modification du périmètre métropolitain. Ainsi, les MRC et les agglomérations pourront soumettre à la Communauté des demandes de modification du périmètre métropolitain afin de reconnaître les besoins exceptionnels exprimés par certaines municipalités.

Dernière mise à jour :  17 octobre 2017